Événement

SOSO MANESS :

SAMEDI 09 NOVEMBRE 2019

20H30

Événement

SOSO MANESS :

SAMEDI 09 NOVEMBRE 2019

20H30

10€ EN PRÉVENTE* / 12€ SUR PLACE *

* Les prix indiqués n’incluent pas l’adhésion de 2 € à régler une fois par an.

Dandy bandit, figure emblématique des quartiers nord de Marseille, le maire de la ville… Sofien Manessour dit « Soso Maness » est un rappeur à multiples facettes. Ses textes et son image sont le miroir parfait de ce personnage atypique : décalé, piquant et surtout 100% authentique. On peut le retrouver dans une cellule dorée sirotant du champagne évoquant son passé dans le milieu carcéral ou encore sur un char d’assaut avec des armes en Hongrie. Ce sont les malheurs de Soso Maness, un rappeur à la fois fédérateur et provocateur. « Sans le rap, je pense que je serai mort ». Soso Maness est bien vivant et bien décidé à ajouter son nom sur la carte des rappeurs marseillais qui comptent. Ce talent de Font-Vert, un quartier de la cité phocéenne qui l’a vu grandir, est tombé dans la rime et le beat tout petit. Pour dire, à douze-treize ans, sa première carrière de MC s’arrête, celle commencée à rapper en bas des blocs, avant de croiser la route de la Mafia K1fry. Le supergroupe du 94 a pris l’habitude d’aller dans le Midi et tisse des liens avec Marseille et sa jeune génération de rappeurs, dont les Sales Mômes, le duo dans lequel évolue alors Soso. Ils enregistrent leur premier titre, au nom prémonitoire : « La Relève ». Il y est déjà question de faire du « rap de bonhomme ». L’album qui vient a été entièrement produit par Ladjoint à 90%. Avec ce compagnon de route, Soso a une histoire particulière. Ils enregistrent ensemble le morceau Merlish qui sort le 13 mai 2016. Soso rentre en prison le 18 mai. Le morceau fait un gros buzz. Même à l’ombre, Ladjoint ne lâche pas l’artiste et lui propose de continuer à travailler

Ladjoint est encore là à sa sortie de prison en 2017 et lors de la signature chez Sony / RCA, il compte parmi les beatmakers les plus importants du moment, et a été vu sur sur les projets d’artistes reconnus comme Jul, Lacrim, Soprano ou encore SCH. Il a signé Skenawin, son label, chez Universal. Dans la vidéo « Rescapé », cette « tête dure » comme il se décrit lui-même raconte comment il s’est retrouvé éloigné de la musique pour « faire ses conneries », « se débrouiller ». Ce court-métrage lance le retour de Soso Maness dans le rap sombre puisqu’il sort ensuite le morceau
« Minuit » c’est loin. Dans le clip, IAM fait une apparition, en forme de parrainage bienveillant. C’est lors de ses activités – illicites- que le rap le reprend un jour et lui donne déjà sa première couronne : celle de l’artiste qui a vraiment vécu la vie de rue qu’il raconte dans ses textes. Soso se remet à écrire et fait d’autres rencontres, mais cette fois avec des têtes de la scène rap marseillaise puisqu’il accroche avec Kalif, – qui l’encourage à continuer de faire du son-, Kamikaz, ou encore Jul avec qui il va débuter une collaboration artistique sur le long terme. On entend Soso sur trois titres de l’auteur de « L’Ovni ». S’ouvre alors une autre séquence de sa vie : celle où plus rien ne compte plus que de faire de la musique. En prison, il s’arrange pour travailler sur des prods et sur des morceaux. Sa signature, son truc à lui qu’il a pris le temps de développer : authenticité et musicalité. « J’te parle de mon vécu, c’est la guerre pour les écus », clame-t-il dans le titre
« Rescapé », qui donne le ton de tout l’album dans lequel la crème du rap hexagonal s’invite dans quelques feats -Lalgérino, Hooss ou encore Sofiane. Soso convoque aussi Renaud, un grand de la chanson à texte dont il est très fan avec un titre en forme d’hommage « Mon poto ». Dans « Dans le bloc », Soso Maness nous plonge dans la rue, ses trafics, ses modes de vie. Dans l’album, les instrus sont des nappes planantes ou sont très dansantes comme dans « Stromaness », en clin d’oeil musical et textuel à Stromae « la coke, la MDMA / Alors, on vend ? » ). Les textes sont crûs et parfois teintés d’humour comme dans le morceau « Sosorina », où résonne la punchline drôle et osée « J’vends d’la pure à Julien des marseillais ». Et toujours clamer l’amour de Marseille comme il le dit dans Cartel de Maness « Comme le Rat, j’représente ma ville, j’suis marié à la rue pour le meilleur et pour le binks », ou encore à son quartier, comme dans le morceau « Pochon Vert », en forme de clin d’oeil à « Pochon Bleu » de Naps, et où il réunit tous les rappeurs de Font Vert. Un quartier qui a failli le voir disparaître, mais qui va lui donner la possibilité de briller comme il se doit, en bas de ses blocs et beaucoup, beaucoup plus loin. Bienvenue dans la franc-manesserie.

Vidéo

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